Je rêve en grand, en couleurs et sensations d'été.
Un joyeux retour ici,
pour oublier l'une de ces journées bien mornes, sans amies, sans amours, durant lesquelles on enchaine formol, mercure, plomb et monoxyde de carbone, parce que -il faut bien se l'avouer un jour- ca y est, on fait parti de la troupe en expansion, surtaxable et surtaxée, des fumeurs solitaires et malheureux.
Alors on rêve de grandes évasions au soleil post-bac, on se téléporte cinco minas despuès, quelques secondes durant, emportée par l'écoute cruelle d'Over The Rainbow et puis on retourne âprement
a sa dure réalité in odium, parce que quoi que littéraires, notre petit confort capitaliste a pris le dessus et que, bien sur, la simple idée d'un bonheur à venir ne rassasie jamais la soif de divertissements.
On serait prête à renverser le cosmos pour avoir du son en même temps que sa très défectueuse connexion internétique, et on médie sur tout les pilons qu'on a gaspillé, aussi.
Les frottement inconsidérés du matou gris me rendent nerveuses, c'est sans doute présage de mort. Retournons à nos Liaisons, en attendant que de jours plus palpitants se présentent d'eux même, puisqu'aujourd'hui je suis rebus de la société. Sur ce, bonsoir.
Qui sème le rêve, récolte la désuétude.
Et l'abime de ces méandres d'ennui infinis m'oppresse , vivement que le jour meurt et que la nuit renaisse, au lueur des briquets effriteurs.


